PhilomobilePar Laurence BouchetToutes les formations →FORMATION À DISTANCE · 2026–2027
Se former à la consultation philosophique
Une formation complète et pratique pour accompagner une personne dans une démarche de clarification et d’introspection.
Un dialogue philosophique structuré
Conduire une consultation philosophique demande des compétences précises et une posture juste : cadrer le dialogue, questionner, faire apparaître les présupposés et accompagner un travail d’introspection sans penser à la place de l’autre.
Il ne s’agit pas de confirmer les opinions, mais d’apprendre à les examiner.
Objectifs et programme
- Connaître les fondements de la consultation philosophique
- Questionner, conceptualiser, problématiser et argumenter
- Mobiliser des attitudes justes et fécondes
- Conduire les différentes étapes d’une consultation
- Accompagner un travail d’introspection
Le parcours comprend des consultations individuelles et collectives, des consultations mutuelles, l’analyse de vidéos, des lectures philosophiques, des mises en situation et de la supervision.
À qui s’adresse la formation ?
À toute personne souhaitant entreprendre une démarche d’introspection fondée sur la raison, aux animateurs d’ateliers qui veulent mieux cerner leur public, ainsi qu’aux professionnels de l’accompagnement désireux de diversifier leurs approches.
Tarifs
Le coût ne doit pas être un obstacle. Un tarif adapté peut être discuté pour les personnes à faible revenu.
L’équipe pédagogique
Laurence Bouchet assure la responsabilité pédagogique et l’accompagnement des stagiaires. Plusieurs séances sont également accompagnées par Laure Rivory, professeure de philosophie formée à la consultation philosophique, et Aurélien Vetu, praticien philosophe.
Un certificat est remis aux stagiaires ayant satisfait aux exigences d’assiduité et de validation des acquis.
Questions fréquentes
Non. Aucun diplôme ni parcours préalable en philosophie n’est exigé. La formation s’adresse aussi bien aux personnes qui découvrent la pratique philosophique qu’à celles qui travaillent déjà dans l’enseignement, l’animation, l’accompagnement ou la formation.
Il ne s’agit pas principalement d’acquérir des connaissances sur l’histoire de la philosophie, mais d’apprendre à questionner, argumenter, conceptualiser et problématiser. La curiosité, le désir de mettre ses idées à l’épreuve et la capacité à recevoir des objections sont donc plus importants qu’une culture philosophique préalable.
Elle s’adresse aux personnes qui souhaitent développer une pratique exigeante du dialogue et de la pensée : enseignants, animateurs, formateurs, professionnels de l’accompagnement, intervenants auprès d’enfants ou d’adultes, mais aussi personnes engagées dans une démarche personnelle de réflexion.
Elle convient particulièrement à celles et ceux qui souhaitent apprendre à faire penser l’autre sans penser à sa place.
La formation repose principalement sur la pratique. Les séances peuvent comprendre des exercices de questionnement ou d’argumentation, des consultations entre participants, des mises en situation, l’analyse de vidéos, des lectures et des retours collectifs.
Chacun est amené à observer les autres, mais aussi à se mettre lui-même au travail. Il ne s’agit donc pas d’un cours magistral que l’on pourrait suivre en restant uniquement spectateur.
Les séances hebdomadaires durent deux heures. Pour profiter pleinement de la formation, il est recommandé de prévoir également du temps entre les rencontres pour effectuer les exercices proposés, lire certains textes ou préparer une mise en situation.
Comptez au minimum une heure de travail personnel par semaine ; si vous souhaitez approfondir davantage, cela peut représenter jusqu’à environ une demi-heure par jour. Ce travail régulier permet d’inscrire les compétences dans la durée : il ne s’agit pas seulement de comprendre une méthode, mais de s’exercer à la pratiquer.
La régularité est importante, car les compétences se construisent progressivement et grâce au travail du groupe. Une absence occasionnelle n’empêche cependant pas nécessairement de poursuivre la formation.
En cas d’empêchement, prévenez Laurence au préalable : vous pourrez consulter l’enregistrement de la séance ainsi que les exercices et supports transmis, et reprendre le fil du travail. Si les absences deviennent trop nombreuses, elles peuvent toutefois empêcher la validation du parcours et la remise du certificat.
Oui. Les séances sont enregistrées et les enregistrements sont conservés dans un espace privé : ils permettent aux participants absents de reprendre le fil du parcours et servent également de support à l’analyse de la pratique.
Parce que les échanges peuvent être personnels, ces vidéos restent strictement réservées au groupe et ne peuvent être ni diffusées ni partagées.
La formation ne consiste pas à conforter chacun dans ses opinions. Elle invite à examiner ce que nous affirmons, à en identifier les présupposés, à entendre des objections et à repérer nos éventuelles contradictions.
Ce travail peut parfois déstabiliser : il implique d’accepter d’être interrompu, questionné ou confronté à une autre interprétation de ses propos. Cette exigence porte sur les idées, les raisonnements et les attitudes dans le dialogue, non sur la valeur personnelle des participants.
Non. Le socle de quatre mois constitue un parcours complet et peut être suivi indépendamment.
Le module d’approfondissement est conseillé aux personnes qui souhaitent consolider leurs acquis par une pratique plus régulière, reprendre les difficultés rencontrées et progresser dans la conduite de consultations philosophiques. Il permet de passer d’une première compréhension de la méthode à une pratique plus autonome et plus précise.
Oui, la formation se déroule à distance par Zoom et peut être suivie depuis l’étranger. Les horaires sont indiqués à l’heure de Paris.
Avant de vous inscrire, vérifiez que cet horaire est compatible avec votre fuseau horaire et que vous pourrez participer régulièrement aux séances en direct. La formation reposant largement sur les exercices et les interactions entre participants, les séances en direct sont à privilégier.
La validation ne repose pas uniquement sur l’acquisition de connaissances théoriques. Elle prend en compte l’assiduité — être présent à au moins les trois quarts des séances —, la participation, la réalisation des exercices et la progression observable dans les compétences travaillées.
Il peut notamment être demandé de savoir formuler des questions précises, repérer des présupposés, construire une argumentation, problématiser une idée et conduire tout ou partie d’une consultation philosophique.
Les retours donnés au cours de la formation ont pour fonction d’aider chacun à identifier ses acquis, ses difficultés et les points qui nécessitent encore du travail.
Un certificat est remis aux participants qui satisfont aux exigences d’assiduité — au moins les trois quarts des séances — et de validation des acquis prévues pour le parcours.
Il atteste de la formation suivie, de son volume et des compétences qui y ont été travaillées. Il ne s’agit ni d’un diplôme d’État ni d’un titre professionnel réglementé.
Les critères précis de validation sont présentés au début du parcours afin que chaque participant sache ce qui est attendu.
La consultation philosophique ne correspond pas, en France, à une profession réglementée par un diplôme d’État spécifique. Le certificat atteste donc d’un parcours de formation, mais ne constitue pas à lui seul une autorisation officielle d’exercer.
La capacité à intervenir professionnellement dépend également de la pratique acquise, de la qualité du travail réalisé, du public concerné et du cadre dans lequel les interventions sont proposées. Il est recommandé de poursuivre son entraînement, d’analyser régulièrement sa pratique et, lorsque cela est possible, de bénéficier d’une supervision.
La formation ne prépare pas à exercer comme psychologue ou psychothérapeute et ne permet pas d’utiliser les titres professionnels réglementés correspondants.
La consultation philosophique travaille principalement sur les idées, les raisonnements, les présupposés et les attitudes qui apparaissent dans le dialogue. Elle ne cherche pas à poser un diagnostic, à traiter un trouble psychique ni à conduire une psychothérapie.
Elle se distingue également du coaching : elle ne part pas nécessairement d’un objectif à atteindre et ne fournit pas une stratégie de réussite. Elle examine la manière dont une personne formule son problème, les conceptions qui orientent ses choix et les contradictions qui peuvent limiter sa pensée.
Une clarification philosophique peut produire un mieux-être ou permettre un déplacement, mais ce n’est pas une prise en charge thérapeutique. Lorsqu’une demande relève de la santé psychique, il convient de s’adresser à un professionnel qualifié.
QUESTIONS ET INSCRIPTION