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Une consultation philosophique est filmée, ce qui contribue à l'exercice de prise de recul et de connaissance de soi.

Dans un deuxième temps la personne qui a fait l'exercice est invitée à regarder la vidéo de sa consultation. Des questions lui sont proposées pour la guider dans son analyse et elle peut y répondre par écrit. Ci-dessous des vidéos de consultations des quelques personnes qui m'ont donné l'autorisation de les publier.

On peut lire également des extraits de leurs retours écrits.

 

Pourquoi je perds mon identité ?

Dans cette consultation philosophique, une question personnelle ouvre sur un travail d’examen : peur de blesser, peur d’être jugée bête, besoin d’être aimée, tendance à se modeler sur les autres pour être acceptée.

 

Le dialogue met au jour un mécanisme fréquent : à force de vouloir ne pas déranger, on finit par s’effacer soi-même. Il interroge aussi une distinction essentielle entre posséder du savoir et être capable de penser.

 

Cette vidéo donne à voir ce qu’est une consultation philosophique : un questionnement rigoureux, concret, parfois déstabilisant, qui aide à clarifier son fonctionnement et à retrouver une parole plus lucide.

 

Quelques extraits du retour écrit de cette consultation philo (après une consultation philo, la personne visionne sa vidéo et répond par écrit à un certain nombre de questions).

Qu’est ce qui vous a surpris le plus dans cette consultation ?

Ce qui m’a le plus surpris c’est d’observer ma manière de me mettre en position « enfant-maitre», mon incapacité à être centrée et à répondre aux questions posées, la simplicité du questionnement philosophique.

Qu’est-ce qui vous a gêné le plus dans cette consultation ?

Le plus gênant a été d’être mise face à moi même dans un questionnement philosophique et non psychologique, auquel je suis plus habituée. 

Qu’avez-vous aimé durant cette consultation ?

La logique du questionnement qui va droit au but, la posture du philosophe – un savant mélange de bienveillance et de rigueur intellectuelle. 

Avez-vous pris conscience de certaines formulations ou habitudes langagières que vous employez ? Quel est leur sens ou leur fonction ?

Je n’ai pas relevé de formulations en particulier mais je note ma difficulté à m’exprimer clairement. C’est surtout dans le non-verbal que je remarque,  combien cet aspect de la communication est révélateur de ce qui se passe à l’intérieur. 

Quelles sont les principales difficultés que vous avez rencontrées dans la consultation ? 

Etre posée et présente totalement, complètement. 

Quels sont les points les plus importants de cette consultation ? 

Que tout est important pour moi, presque sacré et donc j'ai peu de tolérance/ouverture si ça se passe mal ou si je me sens pas à la hauteur de mes attentes ou de celles que j’imagine que l’autre peut mettre. 

 

 

 

Quels sont les principaux problèmes avec la forme de la consultation ?

S’adapter aux règles du jeu, répondre juste aux questions par oui ou non sans justifier. Ne pas parler de son expérience personnelle, pas autant qu’en PNL par exemple. 

Qu’est-ce qui vous interpelle le plus dans les questions et dans la stratégie du philosophe ?

Comment établir des liens logiques avec des questions simples permet de souligner des incohérences. 

Comment qualifieriez-vous l’attitude du philosophe durant cette consultation ?

« Droite dans ses bottes », rigoureuse, bienveillante

Quelle est la conclusion principale que vous tirez de cette consultation ?

J’ignorais combien le questionnement philosophique pouvait permettre de révéler mes incohérences, un vrai outil de la connaissance de moi. C’est en le vivant que je me rends compte de son utilité, comme si je mettais les mains dans le cambouis, comparé à mon expérience de la philosophie en terminale. Toucher au caractère universel des problématiques me surprend et c’est ce qui me touche dans la vie, aussi. 

Qu’est-ce qui a changé entre votre perception initiale de la consultation et l’analyse que vous êtes en train de faire ?

La puissance de l’exercice. Arriver par un simple questionnement sans toucher à qq chose plus lié à la psychologie à caractère narratif.

Je remarque aussi combien c’est difficile de se faire questionner.

L’exigence de l’engagement en philosophie (on ne peut plus se cacher) et la dédramatisation (quand vous dites : la belle affaire). 

Je réalise aussi combien ça peut être difficile de se détacher de son expérience personnelle pour aller vers qq chose de plus universel. 

Être idéaliste, est-ce un problème ?

L' exercice de la consultation philosophique consiste à accéder à une meilleure conscience et connaissance de soi-même grâce au questionnement du philosophe. Le philosophe invite son client à se décentrer en étant attentif aux questions qu'il lui pose et non en se racontant ou en se justifiant. En l'invitant à être attentif à ce qu'il dit et à ce qu'il pense, il lui renvoie ainsi un miroir de lui-même.

Comment me conforter dans mes choix ?

 

  • Quelles sont les principales difficultés que vous avez rencontrées dans la consultation ? Faire des réponses courtes et claires. Puis accepter certains des dires du philosophe, car mon ego a été directement touché.

  • Quels sont les points les plus importants de cette consultation ? Il est primordial de pouvoir se rendre compte ou de réaliser, tout en sortant de notre mirador habituel, qu'il existe en effet d'autres positionnements pour se contempler. Ce fut très important pour moi, très bénéfique.

  • Quelle a été votre attitude durant cette consultation ? Je suis passé au travers de cette consultation en restant sur le qui-vive. Ces nouvelles idées sur moi-même, pourtant assez simples et claires, ont pu m'effrayer. Car se rendre compte qu'il existe différentes manières de (se) percevoir peut être un petit peu déstabilisant au premier abord. 

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