Quand la jeunesse philosophe


Avec la Philomobile, aller à la rencontre des jeunes dans les villages, les villes, les quartiers. Les trouver regroupés sur un terrain de foot, autour d’une table de pique-nique, au pied d’une barre d’immeubles HLM, sous un kiosque à musique.

Même s’ils ont manifesté un peu d’étonnement, les jeunes rencontrés ont toujours accueilli la démarche avec générosité. Chez eux on découvre les mêmes difficultés que chez les adultes : difficile d’écouter l’autre et de s’écouter soi-même, désir de réagir et de montrer qu’on a raison plutôt que de prendre le temps de la réflexion, difficultés aussi à concentrer son esprit. Au moindre bruit : pétarade de moto, vrombissement de moteur, vibration de téléphone, vanne lancée par un amuseur, la pensée se perd et la réflexion se dilue.

Certains jeunes ont pourtant trouvé de l’intérêt à se prêter à l’exercice, prendre le temps de chercher des hypothèses, examiner en la questionnant une idée qu’on vient de formuler, observer aussi sa propre confusion, son envie d’en découdre, sa difficulté à admettre qu’on se trompe, mais éprouver le plaisir d’un esprit qui modestement s’exerce. Ils ont posé leurs questions : qu’est-ce que réussir sa vie ? Comment l’amour peut-il durer ? Quelle est la différence entre l’amour et l’amitié ? Entre combattre pour l’égalité homme/femme, lutter contre les inégalités et pour l’écologie y a-t-il des combats prioritaires ? Ou bien faut-il mener ces luttes de front ?

Philosopher, pas besoin de chercher à apparaître à tout prix, accepter qu’on se trompe parfois, engager son être, porter son attention, apprendre à être clair, ouvert et libre.

Merci à Julien Vandelle directeur de la médiathèque de Saint-Claude d'avoir rendu possible l'expérience. Merci à l'association La fraternelle / Maison du Peuple.

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